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My SWSE Summer Experience: Ajay’s job at the Canadian Railway Museum |Mon expérience EéÉé : Le travail d’Ajay au Musée ferroviaire canadien

Ajayswse

Ajay at the Exporail Museum, summer 2014.|Ajay au Musee ferroviaire canadien, ete 2014

 

Just a short while ago, the shortest six weeks of my life came to a close. Even though this exchange was the longest I’ve ever been away from my family, the experiences I’ve had over the past few weeks have made me enjoy close to every second of it.
My name’s Ajay and I’m a 16-year-old French immersion student from Victoria, British Columbia. This summer, as part of the YMCA Summer Work Student Exchange, I got placed at an incredible job: A “public agent” at the Exporail Museum. Exporail, also known as the Canadian Railway Museum, is a train museum located near Montreal, Quebec. With over 50,000 yearly visitors, 160 trains, and over 250,000 artifacts, it is the largest train museum in Canada. As this was my first job, the lessons I learned at the museum were extremely valuable, both to my future in employment, and to my future in general. At the museum I learned how to operate a cash register, how to operate a movie theatre, and I also did a lot of site surveillance. I learned how to answer questions for people, and how to deal with discontent visitors, but, above all, this opportunity greatly improved my French. After just one week in Quebec, due to the fact that I was conversing in French with virtually everyone I interacted with, I became very comfortable in the French language, and began to correct grammatical errors I’ve been making for years. I even started having dreams in French!

I benefited greatly from this job, and the total immersion opportunity it provided me with. I learned so much during my time at Exporail, and I can’t believe it’s already over – part of me wants to stay behind and continue working for the museum. As for my fellow staff at Exporail, they were all hard-working and helpful people, and whenever I needed help or was confused, as I often was in my first few days, they never hesitated to help me. The museum also had a big sense of community between it’s staff, and, when the weather was nice, we’d all eat lunches together outside. Many of the employees were also each other’s best friends. The supervisors were all excellent as well, and I feel like I was working in a very relaxed – yet at the same time professional – environment.

Thanks so much to the YMCA and to Exporail for providing me with this opportunity; I honestly couldn’t have asked for a better job. I only wish I could have stayed a little longer.

 

 

Il a très peu de temps, les six semaines les plus courtes de ma vie se sont terminées. Même si l’échange constituait le moment où j’avais passé le plus de temps loin de ma famille, les expériences que j’ai vécues pendant les dernières semaines m’en ont fait apprécier presque chaque seconde.
Je m’appelle Ajay, j’ai 16 ans et je suis un étudiant en immersion française de Victoria, en Colombie-Britannique. Cet été, dans le cadre du programme Emplois d’été Échanges étudiants du YMCA, j’ai occupé un poste incroyable; celui de « fonctionnaire » au musée Exporail. Celui-ci, également connu sous le nom de  Musée ferroviaire canadien, est un musée ferroviaire situé près de Montréal. Comptant plus de 50 000 visiteurs chaque année, 160 trains et plus de 250 000 artéfacts, il s’agit du plus important musée sur les trains au Canada. Comme il s’agissait de mon tout premier emploi, les leçons que j’ai apprises au musée ont été très précieuses, tant pour mon emploi futur que pour mon avenir en général. Au musée, on m’a enseigné à utiliser une caisse enregistreuse, à faire fonctionner un cinéma et j’ai également beaucoup surveillé le site. J’ai appris à répondre aux questions des gens et à gérer des visiteurs mécontents, mais cette occasion m’a surtout permis d’améliorer grandement mon français. Après seulement une semaine au Québec, je suis devenu très à l’aise avec la langue française puisque je devais converser en français avec presque tout le monde avec qui j’interagissais. En outre, j’ai commencé à corriger des erreurs grammaticales que je faisais depuis des années. J’ai même commencé à rêver en français!

J’ai grandement tiré profit de cet emploi et de l’occasion d’immersion complète qu’il m’a offerte. J’ai tellement appris pendant mon séjour au musée Exporail. Je peine à croire que c’est déjà terminé; une partie de moi souhaite y rester et continuer à travailler au musée. Pour ce qui est de mes collègues de l’Exporail, ils étaient tous très travaillants et aidants. Peu importe si j’avais besoin d’aide ou si j’étais confus, comme je l’ai été dans les premiers jours, ils n’ont jamais hésité à m’aider. Le personnel du musée avait aussi un grand sens de la communauté; quand il faisait beau dehors, nous mangions tous ensemble à l’extérieur. Bon nombre d’employés étaient aussi de meilleurs amis. Les superviseurs étaient également tous très bons. J’ai l’impression que je travaillais dans un environnement très détendu, tout en étant professionnel.

Je remercie grandement le YMCA et Exporail de m’avoir offert cette occasion. En toute honnêteté, je n’aurais pu demander un meilleur emploi. J’aurais seulement souhaité pouvoir rester plus longtemps.


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Canadian Music: The Hidden Gem of our Culture! |Musique canadienne : les trésors cachés de notre culture!

By/Par Jao Dantes, SWSE Local Coordinator/Coordonnateur Local, EEEE (British Columbia/Colombie-Britannique)

 

It has always been a quest to define what it means to be “Canadian”. Is it the red and white splashed throughout our country, or is it our frankly annoying impulse to apologize for every single thing? Nonetheless, I think that one of the most overlooked components of our nationality is music. Music brings us together from sea to sea and truly displays Canadian heritage, culture, and identity. Beyond the international Canadian superstars of Michael Bublé or Justin Bieber, there is something about music made close to home that the world needs to hear.  Without further ado, here’s my top four Canadian musicians that I think you should know about!

 

4. Dan Mangan

Dan Mangan is a Vancouver musician who I first discovered by a suggestion from a friend in 2011; I haven’t stopped listening to his music ever since! I especially like his song “The Indie Queens Are Waiting” from his album Nice, Nice, Very Nice as it lyricizes his life in Vancouver. If you want a perspective on Vancouver, he’s your guy!

 

3. Shad

Though most Canadian hip hop fans only heard of Shad after he won the Juno award for best Rap Album of the Year (for his album TSOL) over Toronto’s Drake, Shad has actually been on the radar for quite some time. He is very popular amongst the underground Canadian rap scene, and is also rapidly gaining international recognition. This Kenyan-born, London, Ontario-raised artist likes to use his music to dig into political and social issues such as the track “I’ll Never Understand” which talks about the Rwandan genocide(his family is from Rwanda). Using his and his family’s life experiences, Shad’s music is a bright element in Canada’s music mosaic.

 

2. Coeur De Pirate

Coeur De Pirate is very popular in the Quebec music scene but is still a mystery to other Canadians. Allow me to introduce you, and possibly change that. Her very clean and acoustic instrumentals, matched by driven and passionate vocals, make her music very hard to get out of your head. My favourite song has to be “Adieu” from the album Blonde!

 

1. Hey Ocean!

Hey Ocean! is yet another Vancouver band that I am obsessed with. Their music is the perfect blend of pop, jazz, and folk, making a unique vibe. Currently in first place for most plays on my mp3 player: “I am a Heart” from their recent album, Is.

 

In conclusion, Canadian music is alive and well. Canadian music really showcases more about Canada than anything else I know. Of course, this entry only scratches the surface of our vast music scene, so I encourage you to search and find your own Canadian favourites!

 

 

On a toujours tenté de définir ce que signifiait être Canadien. Est-ce le rouge et le blanc affichés dans tout le pays? Ou bien, notre fâcheuse habitude de toujours s’excuser pour un rien? Néanmoins, je crois que l’un des éléments souvent mis de côté dans cette quête de nationalité est la musique. La musique nous rassemble d’un océan à l’autre et elle affiche véritablement le patrimoine, la culture et l’identité canadiens. Au-delà des étoiles internationales canadiennes Michael Bublé et Justin Bieber, la musique de notre pays cache quelque chose que le monde doit entendre. Sans vous faire languir davantage, voici les quatre principaux musiciens canadiens que vous devriez connaître à mon avis!

 

4. Dan Mangan

Dan Mangan est un musicien de Vancouver que j’ai d’abord découvert grâce à une suggestion d’un ami en 2011; je n’ai jamais arrêté d’écouter sa musique depuis! J’aime particulièrement sa chanson The Indie Queens Are Waiting de son album Nice, Nice, Very Nice qui parle de sa vie à Vancouver. Si vous voulez un portrait de Vancouver, c’est votre homme!

 

3. Shad

Bien que la plupart des amateurs de hip-hop canadiens n’aient entendu Shad qu’après qu’il eut gagné le prix Juno du meilleur album rap de l’année(pour l’album TSOL), battant ainsi Drake de Toronto, Shad se démarque en réalité depuis un bon bout de temps. Il est très populaire parmi les groupes canadiens en émergence dans le rap et il est de plus en reconnu mondialement. Cet artiste né au Kenya et élevé à London, en Ontario, aime se servir de sa musique pour fouiller les questions politiques et sociales, notamment dans la chanson I’ll Never Understand, qui traite du génocide rwandais (sa famille est originaire de ce pays). Shad utilise ses expériences de vie, mais aussi celles de sa famille dans sa musique, qui constitue un brillant élément dans la mosaïque musicale du Canada.

 

2. Coeur de pirate

Cœur de pirate est très populaire sur la scène musicale québécoise, mais elle demeure un mystère pour les autres Canadiens. Laissez-moi vous la présenter et, possiblement, changer cette réalité. La sonorité très claire et très acoustique de ses instruments, combinée à des voix soutenues et passionnées, fait en sorte qu’il est très difficile de vous sortir sa musique de la tête. Ma chanson préférée est Adieu de l’album Blonde!

 

1. Hey Ocean!

Hey Ocean! est un autre groupe de Vancouver dont je ne me peux me passer. Leur musique est un parfait mélange de pop, de jazz, et de folk; une sonorité unique, quoi! Ce groupe occupe actuellement la première place pour la plupart des chansons qui jouent sur mon lecteur mp3, dont I am a Heart, de leur plus récent album Is.

 

Pour conclure, la musique canadienne est bien vivante. Elle beaucoup plus de choses en valeur sur le Canada que tout ce que je connais d’autre. Bien sûr, le présent article ne fait qu’effleurer la surface de notre vaste scène musicale; je vous encourage donc à trouver vos propres favoris canadiens!


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Heroes of History: The Chinese Students Soccer Team |Des héros historiques : L’équipe de soccer des étudiants chinois

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The Chinese Students Soccer Team following their Iroquois Cup victory, May 24 1926. Source: Chinese Canadian Stories at the University of British Colombia. (http://ccs.library.ubc.ca/)

“…those players became heroes when Chinatown sorely needed heroes.  People went absolutely wild [when they won].”

The world is gearing up for the biggest celebration of “the beautiful game” that is football (well, soccer to us Canucks), the World Cup.  Here at home, we have our own story of survival in the face of adversity through the power of sport, and it began 94 years ago in Vancouver, British Columbia. In the 1920s, Chinese Canadians in Vancouver were experiencing a lot of hardship and discrimination from their White neighbours and the Canadian government.  They couldn’t vote, couldn’t work most jobs and couldn’t go outside of Chinatown without facing a real threat of harm. The thing about sport, though, is that it forces everyone to be on the same level—and in the case of the residents of Vancouver, the soccer field created the right environment for a small group of young high-school aged soccer players—the Chinese Students Soccer Team—to be formed in 1920.  From the very beginning their talent was noticed, but a mistake in their registration placed them in the city’s adult league, and the rest, as they say, is history. The team’s talent, speed and agility saw them win several major tournaments and trophies during their run from 1920-1942, but their most important victory came in 1933, when they faced the heavily-favoured team from the University of British Columbia in the Mainland Cup, considered one of the top tournaments of the time. As Jason Beck writes, “with the score tied 3-3, Jack Soon scored the winning goal in the final minute as delirious fans swept onto the field to celebrate. The victory party poured down Pender Street, bands playing and firecrackers exploding, players riding in an open car holding the three-foot high trophy. The following day was declared a holiday in Chinatown as free tea and dim sum were served for all(source here)”. At the induction of the Chinese Students into the British Columbia Sports Hall of Fame in 2011, Robert Yip (son of team member Quene Yip), said that the Chinese community “was isolated…so when they won the Mainland Cup, it was bigger than the Stanley Cup. It became a celebration for the entire community, and we are all the better for it”. It’s safe to say that Canada has been better for it too, as many team members went on to create many firsts in Canadian history; for example, Dock Yip because the first Chinese Canadian called to the Ontario Bar, and Tong Louie became a successful businessman, creating a nationwide chain of drugstores. Those living in the Surrey, BC area might be familiar with Louie’s name, as one of the YMCA’s branches was named after him and continues to serve Surrey to this day.

« …ces joueurs sont devenus des héros à un moment où Chinatown avait désespérément besoin de héros. Les habitants étaient fous de joie [lors de leur victoire]. »

Le monde se prépare à la plus grande célébration du football (ou soccer pour nous autres Canadiens), la Coupe du monde. Au pays, nous avons notre propre histoire illustrant l’importance du sport pour faire face à l’adversité; elle a débuté il y a 94 ans à Vancouver, en Colombie-Britannique. Dans les années 1920, les Canadiens chinois de Vancouver connaissaient de nombreuses difficultés et discriminations causées par leurs voisins blancs et le gouvernement canadien. Ils ne pouvaient pas voter, avaient l’interdiction d’occuper un grand nombre d’emplois et ne pouvaient sortir de Chinatown sans risquer des représailles. Toutefois, le sport a ceci de particulier qu’il met tout le monde au même niveau; et à Vancouver, le club de soccer a créé un environnement propice à la formation d’un petit groupe de jeunes joueurs de soccer du secondaire (l’équipe de soccer des étudiants chinois) en 1920. Dès le début, leur talent se fait remarquer, mais une erreur d’inscription les place dans la ligue adulte de leur ville. La suite est entrée dans l’Histoire. Leur talent, leur vitesse et leur agilité leur permettent de remporter plusieurs tournois et trophées importants au cours de l’existence de l’équipe, entre 1920 et 1942, mais ils décrochent leur plus grande victoire en 1933, alors qu’ils affrontent l’équipe ultra-favorite de l’Université de Colombie-Britannique dans le tournoi Mainland Cup, considéré comme l’un des plus prestigieux de l’époque. Comme l’écrit Jason Beck, « Le score était de 3-3, quand Jack Soon marqua le but de la victoire à la dernière minute, tandis que la foule en délire se jetait sur le terrain pour célébrer la victoire. Les fêtards parcoururent Pender Street au son des groupes de musique et des pétards. Les joueurs trônaient sur une voiture à toit ouvert et brandissaient le trophée haut de 3 pieds. Le jour suivant a été déclaré jour férié dans Chinatown et du thé et des dim sum étaient offerts gratuitement à tous (source ici). » Lors de l’entrée de l’équipe des étudiants chinois dans le Temple de la renommée des sports de la Colombie-Britannique en 2011, Robert Yip (fils de Quene Yip, membre de l’équipe) a déclaré que la communauté chinoise « était isolée… alors quand ils ont remporté le trophée Mainland Cup, c’était plus important que la Coupe Stanley. C’est devenu une fête pour toute la communauté, qui s’en porte mieux aujourd’hui. » On peut dire que le Canada aussi s’en porte mieux, puisque de nombreux membres de l’équipe ont par la suite créé des précédents dans l’histoire du pays. Par exemple, Dock Yip est devenu le premier Canadien chinois à être admis au Barreau de l’Ontario et Tong Louie est devenu un homme d’affaires prospère en créant une chaîne de pharmacies à l’échelle du pays. Ceux qui vivent dans la région de Surrey, en Colombie-Britannique, connaîtront peut-être le nom de Louie, puisque l’une des filiales du YMCA a été nommée en son honneur et continue de servir les habitants de Surrey de nos jours.